LE COMICE AGRICOLE D’ARLON AUJOURD’HUI

Règlement-cadre des Comices Agricoles (extraits)

« Le comice agricole est une association d’agriculteurs dont la mission est de promouvoir l’information et la vulgarisation afin d’assurer le progrès technique économique et social des exploitations agricoles de sa circonscription et assurer le bien-être des ruraux. »

« Association neutre à orientation professionnelle le Comice respecte les opinions politique, philosophique ou religieuse de ses membres. »

« Le Comice agricole est agréé par le Ministère de l’Agriculture s’il remplit un certain nombre de conditions définies dans le règlement cadre du 14.07.1977. Il jouit alors du soutien financier de l’Etat et des conseils et aides de ses fonctionnaires. Il peut également être représenté au sein de la Chambre provinciale d’Agriculture en tant qu’association agricole à but limité. »

« Ses activités directes s’exercent à l’intérieur de sa circonscription. »

RAYON D’ACTION

La circonscription actuelle du Comice d’Arlon couvre le territoire des communes de MARTELANGE, ARLON, ATTERT, MESSANCY, AUBANGE ainsi que le village de Hachy (commune de HABAY)

La commune d’Arlon compte 6 sections comportant chacune au moins deux localités :
Arlon : Clairefontaine, Fouches, Sampont, Sesselich (centre, partie à l’extrême ouest et divers)
Autelbas : Autelbas-Barnich, Autelhaut, Stehnen, Sterpenich, Weyler (partie sud-est)
Bonnert : Frassem, Seymerich, Viville, Waltzing (parties nord et est)
Guirsch : Heckbous (partie à l’extrême nord-est)
Heinsch : Freylange, Schoppach, Stockem (partie ouest)
Toernich : Udange (partie à l’extrême sud-ouest).

La commune d’Attert compte cinq sections comportant chacune au moins deux localités :
Attert (siège) : Grendel, Luxeroth, Post, Schadeck, Schockville
Nobressart : Almeroth, Heinstert
Nothomb : Parette, Rodenhoff
Thiaumont : Lischert
Tontelange : Metzert

La commune de Messancy compte cinq sections, dont certaines comportent plusieurs localités :
Messancy : Differt, Longeau, Turpange
Habergy : Bébange, Guelff
Hondelange
Sélange : Kwintenhof
Wolkrange : Buvange

La commune d’Aubange est divisée en quatre sections dont certaines comportent plusieurs localités.
Athus (siège) : Guerlange, Noedelange
Aubange
Halanzy : Aix-sur-Cloie, Battincourt
Rachecourt

UN PEU D’HISTOIRE…

Des origines Anglaises et Françaises

Les comices agricoles sont nés en France dans le courant du 18 ième siècle. Il s’agissait alors de « sociétés d’agriculture » créées dans l’esprit de la société agreste, idéalisée par la philosophie de Jean-Jacques Rousseau. Mais ils prirent leur véritable essor et orientation au siècle suivant, sous la restauration, d’abord grâce à l’action du duc Decazes, ministre de l’intérieur du Louis XIIIV, désireux de reproduire en France le modèle anglais des « Assemblées Agricoles » dans le but de « perfectionner en qualité et quantité tout ce qui sert à la nourriture de l’homme. »

Sous la seconde république ensuite, qui les dota d’une existence légale (Lois de février et mars 1851).

Cet intérêt pour la paysannerie, que l’on a appelé un temps « agromanie », développait une vision plus performante et plus capitaliste de la production agricole. Dans ce contexte, les premiers « concours de charrues » furent organisés et l’on nomma des Inspecteurs Généraux de l’agriculture. Les premières fermes modèles firent leur apparition à cette même époque.

Et en Belgique…

En Belgique, les comices sont créés par l’arrêté royal du 20 janvier 1848 et dès 1842 existait en outre, dans la province du Luxembourg, une société provinciale d’agriculture.

Des sociétés semblables se fondèrent ensuite dans la province de Liège et dans les autres régions. Les comices y déléguaient des représentants. Elles donnèrent assez peu satisfaction et dès 1848, une proposition de la section centrale de la Chambre au budget de l’Intérieur prévoyait leur suppression.-

Au niveau national existait depuis 1834 un Conseil supérieur de l’agriculture, organe consultatif gouvernemental. En regard, se constitua en 1853 la société centrale d’agriculture, organisme privé.
Son action fut cependant limitée. Constituée de propriétaires et de théoriciens, elle se borna à favoriser les expositions, les conférences et les pétitions, mais elle maintint cependant vivante l’idée d’un progrès agricole, surtout technique.

Plus proches des paysans, car organisés par canton, les comices n’étaient cependant pas représentatifs, ils comptaient peu d’agriculteurs mais surtout des amateurs, des médecins, des notaires. Les Comices, autrement dit, ne se sont jamais constitués en « association professionnelle ». Celles-ci naîtront un peu plus tard : le Boerenbond en 1890, la F.N.U.P.A. en 1919 et l’Alliance agricole en 1929.

Quelques autres dates importantes dans l’histoire de notre Agriculture au cours de cette même période :

  • 1832 : Fondation de l’école de médecine vétérinaire d’Anderlecht.
  • 1860 : Fondation de la station agronomique de Gembloux reconnue par l’Etat.
  • 1875 : Création du corps des agronomes de l’état (précurseur du ministère de l’agriculture).
  • 1878 : Fondation de la Faculté universitaire d’Agronomie de Louvain.
  • 1884 : Reconnaissance par la loi des premières institutions de crédit foncier.
(Sources : « Le monde paysan belge de 1830 à 1870 » par G. BRAIVE Bibliothécaire aux Facultés universitaires Saint-Louis (Bruxelles.

« L’agriculture en Belgique hier et aujourd’hui » par A Verhulst et G. Bublot –Ministère de l’Agriculture + Fond Mercator 1980.)

L’AGRICULTURE, C’EST NOTRE HISTOIRE !

La ville d’Arlon, dont notre Comice agricole prend le nom, se dispute avec Tongres et Tournai le titre de la plus vielle ville de Belgique. De nombreux vestiges romains (thermes et enceinte) témoignent en effet d’une occupation dès le début de l’Empire romain, mais il nous plaît surtout de croire qu’elle abritait préalablement déjà une communauté celte de la tribu des Trévires.

Trévires, dont César évoque la bravoure dans sa « Guerre des Gaules » et dont surtout Pline l’ancien nous donne une description de la « moissonneuse » qu’il observa lors de son voyage en Gaule Belgique.

Longtemps, cette « moissonneuse des Trévires », telle que décrite par Pline fut objet de controverses parmi les historiens et archéologues. Pouvait-elle vraiment avoir existé ?
Cette interrogation fut définitivement levée en 1958, où, à l’occasion de fouilles sur le site de Montauban (commune d’Etalle), les archéologues mirent à jour un bas relief en provenance d’un monument funéraire de l’époque gallo-romaine représentant la moissonneuse, telle que décrite par Pline. La renommée mondiale de cette découverte vaut à la Moissonneuse des Trévires de figurer au rang des Trésors de la Communauté française. Aujourd’hui,on peut toujours l’admirer au musée gaumais à Virton.

C’est la raison pour laquelle, au moment de se choisir un logo et slogan pour son identité, le Comice s’est naturellement tourné vers ce glorieux passé tout emprunt de paix de travail et ingéniosité.

Cette découverte conforte surtout notre sentiment de vivre sur une terre vouée à l’agriculture depuis plus de 2000 ans

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